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Pendant deux ans, j’ai pris l’habitude de me rendre à mon travail à pied. Il me fallait environ une heure pour effectuer les cinq kilomètres me séparant de l’entreprise. J’appréciais d’avancer dans des endroits vraiment magnifiques comme le long des bords de Marne pendant que le jour se levait. Comment en suis-je arrivé à abandonner trente minutes de bus pour une heure de marche ?

Il y a trois ans, lors des forts épisodes neigeux en îles de France, j’ai été contraint de rentrer chez moi par mes propres moyens, c’est à dire à pied. Les bus avaient arrêté de circuler et personne ne pouvait me déposer chez moi. Je commençais à paniquer puis me suis rendu compte que mon domicile n’était peut être pas si loin puisqu’une demi heure de bus nous séparait. En effet, je découvrais que parcourir cinq kilomètres à pied me permettrait de rejoindre ma petite famille, c’est la moitié de ce que je faisais lors de mes sorties jogging.
Je m’embarquais donc pour une heure marche dans la neige, sans éprouver de difficulté pour avancer et même en appréciant l’expérience.

A l’époque, je manquais d’occasion de faire du sport. J’ai pris conscience que je pouvais agrémenter mes journées de deux heures de marche (aller-retour) si j’adaptais mon emploi du temps en me levant trente minutes plus tôt. Cette révélation m’a permis de forger une solide habitude que j’ai conservé deux ans.

Aujourd’hui, je n’ai plus la chance d’être à proximité de mon travail mais j’ai gardé le goût de la marche. J’essaie de me promener le midi, si possible, accompagné de collègues ou amis pour partager un déjeuner-balade agréable.

photo credit: HymneGang*Ben via photopin cc