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Je connais bien ce genre de jeux vidéo qui, une fois qu’on y a goûté, ont beaucoup de mal à se faire oublier. Soit les parties sont très courtes et on aime à y revenir très souvent, un peu comme une gourmandise, soit elles sont longues, comme une grande aventure que l’on se doit de vivre jusqu’au bout. Le plaisir des parties est tellement intense qu’on ne se rend plus compte du temps qu’on y passe.

Ma passion pour les jeux vidéo remonte au collège. J’en ai expérimenté tout un tas sur Amstrad CPC 6128, Amiga 1200, PC ainsi que sur différentes consoles et mobiles. J’ai le souvenir d’avoir erré des heures et des heures dans ces fameux jeux de rôles où on évoluait case par case; les plus marquant auront été Dungeon Master, Eye of the beholder ou encore Black Crypt. J’étais abonné au magazine Joystick qui m’aidait à choisir les plus grands hits à consommer. Les jeux de rôles, d’aventures et de course étaient mes thèmes favoris. J’ai aussi testé quelques jeux en ligne comme Trackmania Nations, Silkroad Online et Dark Age of Camelot.

Je suis souvent tombé amoureux de jeux qui pouvaient me scotcher devant l’écran toute la journée, voir une bonne partie de la nuit. J’ai le souvenir d’avoir vécu des expériences extraordinaires, sans avoir eu à sortir de chez moi, en jouant seul ou avec un groupe d’amis. Les jeux mobiles m’ont permis d’exporter cette pratique n’importe où, comme les salles d’attente ou les transports en commun.

Bien qu’avant, je n’attachais pas vraiment d’importance au temps que je pouvais y passer, j’y suis assez sensible aujourd’hui. J’avais réussi à délaisser Ascension, un jeu terriblement addictif sur iPhone jusqu’à la sortie de sa nouvelle extension il y a quelques semaines. Je l’ai réinstallé pour tester cette version et suis retombé dans de très vilaines habitudes dont voici la liste non exhaustive :

  • être constamment tenté d’y jouer dès qu’une minute de libre se présente
  • privilégier ce jeu à toute autre activité
  • être moins présent avec mon entourage
  • culpabiliser de jouer au lieu de passer du temps avec ma famille, mes enfants ou mes amis

Pour me défaire de cette addition, j’ai développé une solution qui fonctionne assez bien chez moi. Il s’agit d’un réflexe, une habitude qui vise à :

Supprimer un jeu peu de temps après l’avoir installé, surtout si celui-ci est très intéressant.

Il y a quelques années, c’était quelque chose d’inconcevable car au contraire, je me devais de terminer un jeu que j’avais commencé, y compris les quêtes optionnelles. J’aurai vu ça comme une hérésie de commencer un jeu, se laisser prendre par l’histoire et l’abandonner malgré les dizaines d’heures de plaisir en perspectives. Aujourd’hui, je suis complètement à l’aise avec le fait de commencer un jeu sans le terminer, exactement comme je peux me contenter d’une petite part d’un délicieux gâteau. Je me suis fait à l’idée du gaspillage, dans le sens où je ne suis pas obligé de consommer l’intégralité de ce que j’ai acheté. Je suis vigilent sur le temps passé dans les jeux vidéos au détriment d’autres activités qui ont de l’importance pour moi.

La prochaine étape sera peut être de ne plus installer de jeux vidéos du tout, compte tenu de la consommation que j’en fais. A suivre.

photo credit: demandaj via photopin cc