Latex


Framabook est une collection de livres libres sur le logiciel libre, ils ont édité récemment le volume 5  « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur LaTeX sans jamais oser le demander » rédigé par Vincent Lozano.

Le livre est assez complet et on trouvera tout ce qu’il faut sur LaTeX pour être à l’aise avec ce traitement de texte. le Livre peut être téléchargé au format pdf ou bien commandé aux éditions In Libro Veritas pour 15 euros.

On est parfois amené à comparer deux versions d’un même fichier texte (LaTeX, code source, etc.): le fichier d’origine et le fichier modifié. Pour éviter de faire ce travail ingrat à la main, des outils de comparaison de fichiers sont à disposition.

Giveaway of the Day propose, aujourd’hui seulement, le logiciel SwiftCompare en version 1.3. Il permet la comparaison de fichiers et dossiers et la fusion / synchronisation des différences entre eux.

Si vous avez loupé l’offre Giveaway of the Day d’aujourd’hui ou bien que vous préférez les logiciels gratuits, vous pouvez télécharger WinMerge, qui possède à peu prés les mêmes fonctionnalités.

Si vous voulez aller plus loin dans le suivi de version, vous pouvez vous orienter vers des outils de gestion de version comme TortoiseCVS ou TortoiseSVN (j’ai une préférence pour ce dernier). J’ai par exemple eu l’occasion de travailler sur un livre (en LaTeX) avec plusieurs autres auteurs. Le source principal est stocké sur un serveur et chaque auteur met à jour sur le serveur les documents qu’il a rédigé.

txclogo

TeXnicCenter fait partie des meilleurs éditeurs dédiés à la création de documents LaTeX sous Windows. Sa configuration est plutôt simple.

Il est préférable de commencer par installer les logiciels suivants:

L’éditeur TeXnicCenter peut enfin être installé. Il faut ensuite établir des connections avec les programmes ci-dessus. TeXnicCenter propose de configurer automatiquement ces connections lors de la première ouverture du logiciel ou à partir du menu : Build -> Define Output profils -> Wizard…

Le chemin du dossier qui contient les exécutables : tex, latex etc… se trouve dans le répertoire des exécutables de Miktek:

C:\Program Files\MiKTeX 2.7\miktex\bin

Si vous souhaitez travailler en mode de compilation PDF et utiliser le package epstopdf, vous pouvez dès à présent définir les options de compilation pour LaTeX => PDF en ajoutant « -shell-escape » comme dans l’exemple ci-dessous:

C:\Program Files\MiKTeX 2.7\miktex\bin\pdflatex.exe -shell-escape

Pour la rédaction de document en français, il est possible d’utiliser le correcteur d’orthographe en installation le dictionnaire French (France) Classique à partir du site d’OpenOffice. Ce dictionnaire est à déposer dans le répertoire suivant:

C:\Program Files\TeXnicCenter\Language

Généralement, il est préférable de travailler en mode projet. Vous pouvez définir la langue du projet à partir de « Project->Properties… ». La vérification automatique de l’orthographe s’active à partir « Tools -> Options… -> Spelling »

Il existe quelques touches de raccourci plutôt pratiques comme :

  • CRTL + ESPACE : complète le mot qui a commencé à être tapé.
  • CRTL + Q : met le bloc de texte sélectionné en commentaire.
  • CRTL + W : supprime les commentaires du bloc de texte sélectionné.

poster.png

La réalisation d’un poster de conférence passe par plusieurs étapes. Dans un premier temps, il peut être intéressant de rafraichir les différents conseils de communication sur ce qu’est un poster et les informations qu’il doit présenter. De bons résumés sont dispos en anglais à cette adresse et en français ici.

Maintenant, vous savez qu’il vous faut choisir une taille de police suffisamment grande, un titre court, un certain découpage visuel, etc. et vous pouvez vous interroger sur l’outil à utiliser pour réaliser le poster.

Vous pouvez utiliser Powerpoint, OpenOffice Impress, Adobe Illustrator ou tout simplement LaTeX. Je préfère de loin la dernière solution qui permet la réutilisation du source de l’article de conférence associé au poster, notamment pour les formules mathématiques et les illustrations.

Pour réaliser un poster de conférence, il vous faut le package a0poster. Vous pouvez vous orienter vers une compilation de votre document en mode ps ou bien ps->pdf. La première ligne du fichier .tex comporte la classe du document:

\documentclass[portrait,a0,final]{a0poster}

Vous pouvez définir des options comme l’orientation (portrait / paysage), la taille (a0, a1, a2, a3), le mode brouillon ou final et l’ajustement au format a4. Ces options sont listées dans le fichier a0poster.cls. Vérifiez bien que les formats d’impression sont compatibles avec votre imprimeur. Vous aurait peut être besoin de modifier les dimensions du poster à partir du fichier a0poster.cls. Le fichier d’exemple est relativement bien fait et vous permettra de rapidement constituer votre poster.

Utilisez au maximum des images vectorielles, notamment pour les logos, les diagrammes et les schémas.

psfrag.png

Pour ajouter du texte avec une police LaTeX dans des images eps, PSfrag se révèle un excellent outil.

Pour créer une figure, vous pouvez utiliser Xfig si vous êtes sous Unix; si vous êtes sur Windows, vous pouvez utiliser Xfig avec Cygwin (tuto en anglais ici). Xfig permet d’intégrer du texte dans votre illustration et d’exporter le tout au format eps; le texte existera toujours dans le fichier eps, ce qui n’est pas le cas avec OpenOffice Draw par exemple où le texte aura été vectorisé.

PSfrag permet de repérer les textes incorporés à une image eps et de les modifier (texte et formatage). Par exemple, c’est très pratique pour placer des formules mathématiques ayant le style LaTeX dans une image.

Si vous disposez d’Adobe Illustrator, vous pouvez reprendre n’importe quel image eps, placer des tags (texte de votre choix) puis remplacer ces tags avec PSfrag par du texte formaté avec le style LaTeX.

Voici les différentes étapes :

  • Faire une figure avec Xfig ou Draw et exporter au format eps.
  • Si vous avez utilisé Draw, ouvrir la figure eps avec Adobe Illustrator, ajouter des tags (par exemple : t1, t2, t3…) et sauvegarder.
  • Créer un fichier « test.tex » où vous ferez la correspondance entre les tags et les nouveaux textes puis compiler au format ps.
  • Le fichier aura généralement la taille d’une page A4, il faut définir la boite englobante (bounding box) soit à la main (voir infos ici) soit grâce au script perl suivant ps2eps.

Voici un exemple de fichier .tex pour générer l’image eps avec du texte LaTeX.

\documentclass{article}
\usepackage{psfrag}
\begin{document}
\pagestyle{empty}

\begin{psfrags}
\psfrag{t1}{$\mathbf{n}$}
\psfrag{t2}{$\mathbf{e_1}$}
\psfrag{t3}{$\mathbf{e_2}$}
\psfrag{t4}{$\mathbf{e_\theta}$}
\psfrag{t5}{$S$}
\psfrag{t6}{$x$}
\includegraphics{fig.eps}
\end{psfrags}

\end{document}

Vous pouvez tester l’exemple à partir de l’image fig.eps qui permet la génération de l’image test.ps. Cette figure contient les tags « t1 » à « t6 » à remplacer par des notations mathématiques.

fig-curv01.png

fig-curv02.png

blender illustrator_logo.jpg

Créer des images vectorielles à partir de modèles 3D n’est pas évident; je m’y suis intéressé lors de ma thèse pour la réaliser des illustrations à partir d’objets 3D modélisés avec Blender.

Vraiment utile?

Ça dépend. Ce n’est pas la peine d’essayer de convertir une scène 3D complexe en image EPS, PDF ou SVG car d’une part, la conversion ne permettra jamais d’atteindre le niveau de qualité d’un rendu photo-réaliste et d’autre part, l’affichage de la figure sera très long et rendra la lecture du document désagréable.

L’intérêt réside plutôt dans la conversion d’un objet 3D peu complexe (faible nombre de polygones : moins de 400) en image vectorielle pour bénéficier d’une taille d’image faible mais aussi d’une qualité impeccable.

De quoi j’ai besoin?

  • Blender : suite libre et gratuite d’animation, de modélisation et de rendu 3D.
  • Meshman ou Wings 3D : pour convertir les objets 3D en images vectorielles EPS.
  • Adobe Illustrator : seul outil à ma connaissance permettant de retravailler efficacement les images EPS.

Si la programmation ne vous fait pas peur, vous pouvez générer de l’EPS directement dans votre application 3D. Des infos sont dispos sur les sites suivants :

Etapes

  1. Modélisez votre objet 3D avec Blender (ou tout autre programme) et exportez le au format wavefront (obj) ou Object File Format (off).
  2. Ouvrez votre objet 3D avec Meshman ou Wings 3D, ajustez la scène 3D et exportez le tout au format EPS. Faites en sorte de ne garder que les faces.
  3. Ouvre votre image EPS avec Illustrator, supprimez les informations (cadres, traits, etc) inutiles et augmentez la taille des contours.
  4. Ajoutez en option des tags pour intégrer du texte en police LaTeX avec psfrag.

Exemples d’images vectorielles provenant de modèles 3D

rub-01.png rub-02.png rub-03.png
Remarque : Adobe propose le logiciel Adobe Acrobat 3D pour réaliser des documents PDF3D. Cette technologie permet d’obtenir des  illustrations 3D vectorielles et animées. La visualisation 3D est possible à partir de la version 7 d’Adode Reader. Les outils pour concevoir des figures 3D sont cependant chers. Je n’ai pas trouvé de logiciels libres permettant d’en réaliser.

pack-latex.png

LaTeX représente une bonne solution pour rédiger la thèse. En ce qui concerne le style du document, vous pouvez adopter la classe « rapport / report » ou bien les styles de thèses disponibles ici. Utilisez une version récente de Miktex, la 2.7 par exemple. Pour ajouter des packages, le plus simple est de passer par le « package manager » de Miktex.

Le package « inputenc »

Ce package permet l’utilisation directe des caractères « accents » sans passer par les commandes du style ‘e pour « é » par exemple. Généralement, « inputenc » est associé à une option d’encodage des caractères: on trouvera par exemple usepackage[latin1]{inputenc} pour un type d’encodage latin1.

Le package « babel »

Le package babel permet de définir la langue (ou les langues) du document. Tous les mots / expressions générées automatiquement tels que « table des matières » et « index » sont adaptés à la langue spécifiée. On pourra adopter une ligne de commande de la forme : usepackage[francais]{babel}.

Le package « graphicx »

Ce package vous permet d’utiliser la commande includegraphics qui offre pas mal de possibilités de réglages au niveau de l’échelle des images, de la taille, de l’orientation, etc. Des infos à son sujet sont dispos ici.

Les packages « amsfonts » et « amsmath »

Le package amsfonts permet d’étendre les nombres de caractères compatibles avec la police par défaut de LaTeX (Computer Modern), notamment les caractères mathématiques, les lettres en gras, etc.

Le package amsmath facilite l’écriture des formules mathématiques et améliore la qualité typographique du rendu.

Le package « esptopdf »

Si vous souhaitez générer des documents pdf contenant des images vectorielles eps, le package epstopdf est fait pour vous. Lorsque vous allez compiler, les images eps seront transformées à la volée en image pdf, vous conserverait ainsi la qualité vectorielle de vos images d’origine. Son installation peut se faire à partir du package manager. Il faut rajouter « -shell-escape » dans les options de ligne de commande (pdflatex -shell-escape).

Le package « subfigure »

Le package subfigure permet de disposer des (sous) figures côte à côte. Ces figures sont placées au sein d’une figure principale que l’on pourra appeler par une simple référence. Les sous figures reçoivent généralement une numérotation alphabétique de la forme (a), (b), (c), etc. Les sous figures peuvent également être appelées par références.

Le package « natbib »

Le package natbib offre beaucoup de possibilités en matière de citations. Le « pense-bête pour natbib » disponible à cette adresse résume bien l’efficacité de ce package.

Le package « authorindex »

Le package authorindex permet de générer un index des auteurs cités. Attention, ce package n’est pas compatible avec natbib et nécessite d’adopter une règle strict pour le nom de auteurs.

Les packages « multirow » et « multicol »

Ces packages pemettent la créer des cellules de tableau fusionnées horizontalement et verticalement.

Le package « algorithm2e »

Il s’agit sans doute du meilleur package pour réaliser une mise en forme de type « algorithme ». Ce package et la documentation sont disponibles à cette adresse. Les possibilités sont nombreuses, comme le fait de présenter un algorithme de façon classique ou compacte.

Les packages « pgf » et « pstricks »

Ces packages pour le graphisme s’adressent aux plus courageux car la prise en main n’est pas évidente. Le package pgf offrent à peu prés les mêmes possibilités que le package pstricks. pgf pourra être utilisé en mode de compilation « pdf » tandis que pstricks est dédié au mode de compilation « ps ». Si vous travaillez sur des graphes, des figures géométriques, des schémas ou des diagrammes et que les logiciels de dessin OpenOffice Draw, Dia, Inkscape ou Adobe Illustrator n’arrive plus à répondre à vos attentes, vous pouvez vous orienter vers pgf ou pstricks.

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